Mozart : Requiem

2 et 3 avril 2016
Détails
Durée approximative: 
1h45 entracte inclus

Chef-d’œuvre inachevé, testament musical, composition sacrée intemporelle et dépassant le cadre liturgique, le Requiem de Mozart accumule les superlatifs. 

 

Mozart l’aurait même composé en pressentant sa propre mort. Il s’agissait en fait d’une commande du Comte Walsegg pour les funérailles de son épouse. Le commanditaire ne pouvait faire un meilleur choix en la personne de Mozart, alors tout récemment nommé vice-maître de chapelle à la Cathédrale Saint-Etienne, et qui poursuivait son travail sur la forme musicale de la messe, dans un souci de renouvellement. Compositeur d’opéra surdoué et de premier plan à Vienne, il était aussi le gage d’une certaine “aura”, même si le Comte s’attribuait la paternité de ses autres commandes avant de révéler l’originale. La tonalité de ré mineur est très significative : Mozart ne l’a employée que dans des œuvres où il est question de souffrance rédemptrice, par exemple, dans Don Giovanni. À sa mort, le 5 décembre 1791, le compositeur avait achevé entièrement le Requiem et le Kyrie, et défini pour une bonne part le contenu des cinq numéros suivants, du Dies Irae au Confutatis. C’est à son élève Franz-Xaver Sussmayr qu’incombera la lourde tâche de compléter cette musique sans la trahir. L’œuvre a depuis suscité mille hypothèses, de nombreuses versions des pages inachevées, de splendides interprétations surtout : elle magnétise l’auditeur comme l’interprète, et s’impose finalement presque intégralement dans la forme qu’a laissée Mozart, comme si ces dernières notes, la plume encore levée d’un compositeur mourant, n’en étaient que plus précieuses…

Francois Joseph Gossec (1734-1829), né en Belgique puis venu faire carrière à la Cour de France, est un compositeur à la charnière de l'ancien et du nouveau : il connut bien Rameau, fut l'ami de Mozart, créa la "symphonie française", dirigea le Concert Spirituel, puis l'Opéra, enfin le Conservatoire. Rejoignant les rangs de la Révolution, il en devint le musicien officiel, avant d'être honoré par Napoléon.

Quand Mozart vint à Paris, son maitre fut Gossec. Sa Grande Messe des Morts, véritablement splendide, fut bien connue de Mozart : composée vers 1760, elle fut publiée en 1780, puis adoptée par la révolution qui la joua pour les Morts de la Bastille ! Ses parties "stupéfiantes" marquèrent les esprits pour longtemps : nul doute que Mozart s'en inspira, comme plus tard on en entend l'echo chez Cherubini et surtout Berlioz.

 

Extrait du 4ème Cantique sur le bonheur des Justes de Lalande - Les Nouveaux Caractères - Sébastien d'Hérin

 

♦ PROGRAMME

François-Joseph Gossec (1734-1829)
Grande Messe des Morts (extraits)
(Requiem, Exaudi, Dies Irae, Tuba mirum, Mors stupebit)

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Requiem

Onglets

Distribution

Caroline Mutel Soprano

Karine Deshayes Mezzo-soprano

Mathias Vidal Ténor

Nicolas Courjal Basse

 

Chœur et Orchestre Les Nouveaux Caractères

Sebastien d’Hérin, direction