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Sacrati : La Finta Pazza

Sam. 16 et dim. 17 mars 2019
2h30 entracte inclus

Distribution

Mariana Flores Deidamia
Filippo Mineccia Achille
Gabriel Jublin Ulisse
Valerio Contaldo Diomede
Alejandro Meerapfel Licomede
Norma Nahoun Minerva | La Fama
Kacper Szelążek Eunuc
Marcel Beekman Nodrice
Salvo Vitale Capitano
Julie Roset Aurora | Giunone
Alexander Miminoshvili Vulcano | Giove
Fiona McGown Tetide | Vittoria
Aurelie Marjot Donzella 1
Yang Xiu Donzella 2
Sarah Hauss Donzella 3
Ruben Ruf Pirro

Cappella Mediterranea
Leonardo García Alarcón Direction

Jean-Yves Ruf Mise en scène
Anaïs de Courson Assistante à la mise en scène
Laure Pichat Décors
Claudia Jenatsch Costumes
Christian Dubet Lumières
Cécile Kretschmar Perruques

Présentation

NOUVELLE PRODUCTION

"On rapporte souvent le succès incroyable de La Finta Pazza à Venise en 1641 à la présence de la diva Anna Renzi et à la machinerie étonnante de Torelli. Mais un spectacle avec un très bon chanteur et une machinerie impressionnante ne peut absolument rien donner si la musique n’est pas extraordinaire. Dès que j’ai pris connaissance de cette partition, qui n’a presque jamais été jouée de nos jours, j’ai immédiatement compris que cette musique avait une qualité surprenante, et pourquoi elle avait produit, même en France, un effet aussi marquant sur le jeune Louis XIV. C’est une pièce qui propose quelque chose de nouveau dans l’histoire de la musique, à un moment où l’opéra devient public, avec un rapport entre texte et musique extrêmement abouti. C’est cette qualité, la qualité de cette musique qui explique que La Finta Pazza fut le premier opéra donné à la Cour de France en 1645, ce pays qui ne connaissait pas du tout l’opéra.

Si, pour prendre un point de repère, on compare la musique de Sacrati à celle de Monteverdi, on s’aperçoit qu’elle est déjà beaucoup plus ornée, avec plus de colorature, une virtuosité plus explicite, ce que Monteverdi essayait d’éviter lorsque le texte ne le proposait pas, qui l’emmène vers l’opéra plus tardif. Sacrati est en réalité plus proche d’un compositeur comme Cavalli, même si dans l’harmonie, il propose des choses très nouvelles, comme des 4/2, des neuvièmes/septièmes, des accords composés, qui ne se retrouvent ni chez Monteverdi ni chez Cavalli. On pensait d’ailleurs que ce type d’accords arrivait plus tard, et l’on s’aperçoit qu’il est déjà présent chez Sacrati. Dans La Finta Pazza, je redécouvre ce type d’harmonies et d’intervalles qu’on peut entendre dans le « Pur ti miro » du Couronnement de Poppée, qui pour moi est clairement une intervention de Sacrati dans la partition. Pour le reste, il s’agit vraiment d’un compositeur qui est en train d’inventer un style, de se construire un laboratoire des émotions, sa musique est donc encore en devenir, il n’a pas un style qui lui soit absolument propre. Cependant, il y a dans sa musique un naturel qui en fait un grand compositeur qui mérite d’être nommé à côté de Cavalli ou Monteverdi. La seule partition disponible de La Finta Pazza provenant d’une reprise à Plaisance en 1644, on pouvait craindre des ajouts musicaux d’une main étrangère. Il n’en est rien. Il y a une homogénéité de style absolue, même concernant les parties instrumentales.

La basse continue, le continuo, joue bien sûr un rôle prédominant dans cette musique. Dès son invention, autour de 1600, la basse continue est devenue la pulsation qui supporte la respiration des chanteurs, l’élaboration des couleurs, une sorte de deuxième décor, un décor émotionnel. On doit donc avoir une très grande richesse d’instruments, des luths, archiluths, des guitares, des harpes, des clavecins, de l’orgue, des violes de gambe, des lyres : ce sont tous ces instruments qui pourront donner au texte le relief indispensable pour que le public puisse comprendre et ressentir l’émotion grâce à la couleur de la basse continue. Mon approche sur La Finta Pazza ne sera pas différente de celle que j’ai eue pour les opéras de Monteverdi et de Cavalli : c’est toujours le texte qui dicte comment et qui doit l’accompagner.
La Finta Pazza a joué un rôle fondamental dans l’exportation de l’opéra italien, en particulier en France, où la présence italienne ne cessera véritablement jamais : après Sacrati, il y aura Rossi, Cavalli, Lully, jusqu’aux Piccini, Rossini, Donizetti etc. des XVIIIe et XIXe siècles. Toute cette histoire prend naissance avec cette Finta Pazza, c’est elle qui a inoculé le virus « opéra » à l’Hexagone. Il m’apparaissait donc primordial que cette recréation, après presque quatre siècles, ait lieu en France."       

- Leonardo García Alarcón -

Production : Opéra de Dijon.
Coproduction : Opéra Royal / Château de Versailles Spectacles, Festival de Cracovie.

Spectacle surtitré en français et en anglais

PROGRAMME

Francesco Sacrati (1605-1650)
La Finta Pazza
Opéra en un prologue et trois actes sur un livret de Giulio Strozzi, créé à Venise en 1641.

Samedi 16 mars, partagez "15 minutes avec" Leonardo García Alarcón, chef d'orchestre, pour échanger autour de La Finta Pazza à 19h30 au Grand Foyer de l'Opéra Royal.
Sur présentation de votre billet pour le soir-même et dans la limite des places disponibles.

Vidéo

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Opéra Royal

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Opéra Royal - Plan d’accès

Tarifs

Catégorie 3

38€ à 45€
Web Carte CVS
38€
Web Tarif -26 ans
38€
Web Tarif Plein
45€

Catégorie 2

55€ à 65€
Web Carte CVS
55€
Web Tarif -26 ans
55€
Web Tarif Plein
65€

Catégorie 1

72€ à 85€
Web Carte CVS
72€
Web Tarif -26 ans
72€
Web Tarif Plein
85€

Prestige

105€ à 120€
Web Carte CVS
105€
Web Tarif -26 ans
105€
Web Tarif Plein
120€

Prestige VIP

140€
Web Tarif Plein
140€

CATÉGORIE PRESTIGE : De très bonnes places, le programme et une coupe de champagne offerts.

CATÉGORIE PRESTIGE VIP : Les meilleures places de la salle, le programme et une coupe de champagne offerts. 

Loges 13 et 14 (Corbeille, Balcon Royal et Colonnade) : selon le spectacle et sa scénographie, la visibilité peut être réduite pour les rangs 2, 3 et 4.

Pour un meilleur accueil, il est vivement conseillé aux personnes à mobilité réduite de réserver leurs places par téléphone au 01 30 83 78 89.

TARIF RÉDUIT accordé pour les moins de 26 ans, les porteurs de la carte Château de Versailles Spectacles et les groupes de plus de 10 personnes (hors formule Entreprise).

Porteurs du Passeport 2 jours au Château de Versailles : tarif réduit accordé exclusivement par téléphone au 01 30 83 78 89 ou sur place le jour de l'évènement (selon disponibilités).
→ Conditions détaillées sur le site du Château de Versailles

En cas de problème technique, l'équipe billetterie est à votre disposition par téléphone au +33 (0)1 30 83 78 89 (du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 18h) pour vous aider à réaliser votre réservation.

Infos pratiques

Télécharger le plan d'accès :

→ Catégories 1, 2 et 3
→ Catégorie Prestige

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    Horaire :

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    Horaire :

  • 15h00

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