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Recital Philippe Jaroussky

PROGRAMME

Johann Adolf Hasse (1699-1783)
Demofoonte :
– Sinfonia – allegro, andantino, presto
– Récitatif : « Ma che vi fece o stelle »
– Acte I, scène 4 : « Sperai vicino il lido » (Timante)
– Acte III, scène 3 : « Misero pargoletto » (Timante)

Fuga et Adagio en sol mineur
Fuga a la breve

Leonardo Leo (1694-1744)
Catone in Utica : Sinfonia – allegro, allegro

Michelangelo Valentini (1720-1768)
La Clemenza di Tito, acte II, scène 15 : « Se mai senti spirarti sul volto » (Sesto)

Tommaso Traetta (1727-1779)
L’Olimpiade :
– Acte II, scène 12 : « Dove son ? Che m’avenne ? »
– Air : « Gemo in un punto e fremo » (Licida)

Entracte

Andrea Bernasconi (1706-1784)
L’Olimpiade, acte II, scène 5 : « Siam navi all’onde algenti » (Aminta)

Giovanni Battista Ferrandini (1710-1791)
24 Arias, vol. 2 : « Gelido in ogni vena » n°11

Niccolo Jommelli (1714-1774)
Sinfonia periodica en mi bémol majeur – allegro di molto, ciaccona

Johann Christian Bach (1735-1782)
Artaserse, acte II, scène 6 : « Per quel paterno amplesso » (Arbace)

Niccolo Jommelli
Artaserse, acte I, scène 2 : « Fra cento affanni » (Arbace)

S’agissant de l’opera seria du XVIIIe siècle, le génie de Haendel ou de Vivaldi relègue au second plan celui des autres compositeurs dont les œuvres peinent à sortir de leur ombre écrasante. Dans le cas de Johann Adolf Hasse, cette négligence s’avère tout simplement scandaleuse car le musicien allemand maîtrisait le langage de l’opéra italien avec autant de maestria que Haendel. Acclamé partout de son vivant, il avait épousé Faustina Bordoni, l’une des plus grandes chanteuses de l’époque, et lui-même chanteur, déployait une écriture vocale superbe de virtuosité et de sensibilité qui lui valut l’amitié fidèle de Farinelli. Mais d’autres compositeurs méritent une même attention : ainsi du vénitien Giovanni Battista Ferrandini, employé par la Cour de Bavière, qui laisse plusieurs opéras de grande qualité. Leopold Mozart admirait suffisamment Hasse et Ferrandini pour leur présenter son jeune fils, Wolfgang Amadeus, afin de recueillir leurs conseils. 

Philippe Jaroussky n’a cessé d’affirmer son amour pour ces grands compositeurs qui assurèrent la transition entre baroque et classicisme et qu’il défend avec ses moyens vocaux et son intelligence vocale uniques. Il peut compter dans cette aventure sur de vieux complices, Julien Chauvin et Le Concert de la Loge, eux aussi passionnés par cette époque d’innovation effervescente.