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La Belle Au Bois Dormant

Ballet-pantomime en quatre actes créé à l’Académie royale de musique à Paris en 1829.

C’est bien le célèbre conte de Charles Perrault qui a inspiré en 1829 le compositeur français Louis-Ferdinand Hérold (exact contemporain de Beethoven) pour écrire la musique d’un ballet pour l’Opéra de Paris. Soixante ans plus tard, Tchaïkovski écrira, à partir du même conte, la musique d’un ballet pour le Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg : un spectacle resté dans la légende russe avec la chorégraphie de Petipa. Mais revenons à la version française beaucoup moins connue…

Il s’agissait d’un « ballet-pantomime-féerie », c’est-à-dire d’une pièce dansée aux vastes proportions (quatre actes) durant laquelle les personnages sont incarnés par les danseurs-étoiles. Contrairement à l’opéra, personne ne chante : l’histoire est racontée par les gestes et les expressions du visage (pantomime) des danseurs.

La musique d’Hérold n’est plus inscrite de nos jours au répertoire des concerts : c’est une injustice que souhaite réparer Hervé Niquet en restant totalement fidèle à la musique originale et aux moindres indications de la partition. En revanche, la partie dansée et chorégraphiée par Philippe Lafeuille ne recherche pas du tout la vérité historique. Créé en 2011, son spectacle s’amuse plutôt, dans le style d’une parodie, à détourner l’argument et à faire plonger le ballet romantique dans une farce impertinente proche de l’univers décalé et humoristique incarné par Shirley et Dino.