Francesco Cavalli : Erismena

Sam. 2 et dim. 3 décembre 2017
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Spectacle surtitré en français et en anglais
Durée approximative: 
2h40 entracte inclus

Un roi hanté par ses cauchemars, des princes charmants volages, une jeune femme déguisée en guerrier pour retrouver son infidèle fiancé, une esclave qui veut devenir reine sans renoncer à ses amants – et une vieille nourrice rêvant d’amour ! La galerie de portraits d'Erismena promet un vertigineux chassé-croisé amoureux. 

 

Ouvrage d’un Cavalli devenu le plus éminent compositeur d’opéra de son temps, Erismena a remporté un immense succès dès sa création à Venise en 1655, suivi de nombreuses reprises pendant près de 20 ans. Le maestro Leonardo García Alarcón, fervent cavallien, s’associe au metteur en scène Jean Bellorini, poète de la scène et chef de troupe, pour faire revivre cet ouvrage au Festival d'Aix-en-Provence. Riche en airs et situations tragi-comiques, Erismena offre un type d’opéra romanesque et humain, par contraste avec les ouvrages mythologiques des décennies précédentes. Plus aucun dieu ici, ni héros antique, mais des rois, princesses, militaires et esclaves emportés dans une intrigue délicieusement tortueuse, où travestissements et identités cachées se font les alliés du désir tout-puissant, auquel la magnifique Erismena/Francesca Aspromonte (inoubliable Eurydice dans l'Orfeo de Rossi à l'Opéra Royal) montre les plus languissantes résistances...

Production : Festival d’Aix-en-Provence et son Académie

Coproduction : Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

 


Teaser "Erismena" - Festival d'Aix-en-Provence 2017


♦ PROGRAMME

Francesco Cavalli (1602-1676)
Erismena


Dramma per musica en un prologue et trois actes sur un livret d'Aurelio Aureli.
Créé le 26 (ou le 30) décembre 1655 à Venise.

Réalisation de la partition par Leonardo García Alarcón et Ariel Rychter.
 

Picto caméra vidéo - Spectacles au château de Versailles

 Découvrez : 

L'interview de Leonardo García Alarcón (Direction) - Festival d'Aix-en-Provence 2017

L'interview de Jean Bellorini (Mise en scène et lumières) - Festival d'Aix-en-Provence 2017

L'interview de Macha Makeïeff (Costumes) - Festival d'Aix-en-Provence 2017 

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Francesco Cavalli
1602-1676

Né en 1602 à Crema, Francesco Cavalli fut le plus célèbre compositeur italien du XVIIe siècle, ses opéras connaissant une exceptionnelle diffusion en Italie et dans l'Europe entière. Arrivé jeune à Venise, il intègre en 1616 la Basilique San Marco comme chanteur ; il en deviendra un des piliers sa vie durant, d'abord sous la direction de Monteverdi, puis comme organiste (1639), enfin comme Maître de Chapelle en 1668.

Son talent le fait naturellement aller vers l'opéra, un genre que Monteverdi avait apporté à Venise, et qui était cantonné aux représentations officielles, dans les palais des grandes familles. Mais Cavalli va surfer sur son temps : il est le premier à savoir tirer parti de l'opéra "public", celui qui se finance uniquement avec les recettes des spectateurs, en tant qu'entreprise de spectacle. C'est à Venise que naît ainsi l'opéra moderne qui connaît en trois décennies une envolée fulgurante, neuf salles d'opéra ouvrant tour à tour ! En 1639 donc, Cavalli créée Le Nozze di Teti e di Peleo au Théâtre San Cassiano. Suivront 31 autres opéras de sa main !

Sur une intrigue à l'origine mythologique (mais qui pourra ensuite être également historique), Cavalli entremêle des lamenti (sa spécialité), des scènes de sommeil et de folie, des arie expressifs, quelques scènes de ballets, et des ritournelles orchestrales conçues avec les  moyens restreints d'un orchestre privé. Collant au texte, Cavalli est un véritable compositeur "dramatique" qui privilégie souvent la lisibilité de l'action par des récitatifs aussi beaux qu'expressifs, s'entourant de librettistes d'exception comme Busenello ou Faustini.

Intrigues complexes et croisées entre plusieurs couples, amours impossibles, infidélités et travestissements, personnages comiques, font la spécificité de l'opéra vénitien. Enfin l'art de la machinerie, mis au point à Venise en 1641 par Torelli, (ancien ingénieur de l'Arsenal !), en devient l'un des atouts maîtres, qui se répandra dans toute l'Europe baroque.

En 1641, vient le très grand succès de La Didone, premier chef-d'œuvre de Cavalli, bientôt suivi par ceux de l'Egisto (1643), de La Calisto (1651), de Xerse (1655, il restera 27 ans à l'affiche en Italie !), de l'Erismena (1656), de l'Ipermestra (1658 pour la Cour de Florence, avec des ballets équestres). Les œuvres de Cavalli ont vite tant de succès qu’elles sont reprises et adaptées dans d'autres villes de la Péninsule, notamment à Naples. C'est ainsi que son Giasone (1649) est l'œuvre la plus représentée en Italie au XVIIe siècle : 29 productions différentes et 61 éditions du livret !

Invité à Paris par le Cardinal Mazarin en 1660, Cavalli y compose Ercole Amante pour le mariage de Louis XIV, grand opéra (en italien) mélangeant les traditions vénitiennes et les spécificités françaises : de nombreux ballets où danse le roi, et un orchestre opulent. Mais le retard des travaux de la salle des Tuileries, où doit se donner cet opéra de noces, lui impose de représenter dans un premier temps Xerse (créé précédemment à Venise), où Lully intègre beaucoup de ses ballets. L'influence de la représentation de ces deux œuvres de Cavalli, sur le travail naissant de la tragédie lyrique, donnera les chefs-d'œuvre de Lully que l'on sait. 

De retour à Venise en 1662, la richesse accumulée par le triomphe de ses opéras ne l'incite plus à forcer son talent. Il a dès les années 1650 renforcé le nombres d'arias dans ses œuvres, avec des castrats vedettes. Il composera encore quelques œuvres plus "spectaculaires", avec chœurs, ballets et scènes de bataille, dont Pompeo Magno (1666) et Eliogabalo (1668) qui ne sera pas représenté : la mode a changé et l'inimitable style de Cavalli pour des récitatifs expressifs est remplacé par les prémices de l'opéra séria, ou tout se joue dans des airs virtuoses confiés à des stars... Cavalli disparaît en 1676. Seules ses œuvres sacrées ayant été publiées de son vivant, Cavalli disparut des scènes pour trois siècles. Redécouvert dans la seconde moitié du XXe siècle, son œuvre lyrique, jalon extraordinaire entre Monteverdi ("créateur" de l'opéra) et les opéras seria de Scarlatti puis Vivaldi, est aujourd'hui beaucoup représentée, dans l'attente des merveilles que cachent la vingtaine de ses opéras encore inconnus du public...

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Laurent Brunner

Onglets

Distribution

Francesca Aspromonte Erismena

Carlo Vistoli Idraspe

Susanna Hurrell Aldimira

Jakub Józef Orliński Orimeno

Alexander Miminoshvili Erimante

Benedetta Mazzucato Flerida

Andrea Vincenzo Bonsignore Argippo

Stuart Jackson Alcesta

Patrick Kilbride Diarte

Tai Oney Clerio Moro

 

Cappella Mediterranea       

Leonardo García Alarcón Direction


Jean Bellorini Mise en scène et lumières

Jean Bellorini et Véronique Chazal Décors

Macha Makeïeff Costumes

Cécile Kretschmar Maquillage et coiffure


Mathieu Coblentz Collaborateur artistique à la mise en scène

Monica Pustilnik Assistante à la direction musicale, cheffe de chant

Ariel Rychter et Jacopo Raffaele Chefs de chant

Fabián Schofrin Conseiller musical et linguistique

Claudine Crauland Assistante aux costumes