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La Passion selon Saint Matthieu Jean-Sébastien Bach (1685-1759)
Johanna Winkel - Soprano Elvira Bill - Mezzosoprano Michael Mogl - Ténor Dominik Worner - Basse 1 & Jésus Thilo Dahlmann - Basse 2 & Scélérats Manuel Konig - Evangéliste
Kolner Kammerchor Collegium Cartusianum Peter Neumann Direction
Chapelle Royale / Semaine Sainte Samedi 7 avril 2012 > 20h Dimanche 8 avril 2012 > 17h Durée : 3h15 entracte inclus
C’est le sommet de l’œuvre de Bach : la Passion selon St Matthieu, sans doute créée le Vendredi Saint 1727 à Saint Thomas de Leipzig, hante l’histoire de la musique depuis bientôt trois siècles. Jouée plusieurs fois du vivant de Bach, elle fut le fer de lance de la redécouverte de Bach au 19ème siècle. Quasi cent ans après sa création, Felix Mendelssohn en livrait une version à Berlin, remettant Bach au premier plan du patrimoine musical allemand, qu’il n’allait plus quitter. S’appuyant sur le récit de Saint Matthieu (26, 1-75 ; 27, 1-66), beaucoup plus développé que celui de saint Jean, le librettiste Picander a composé 28 scènes madrigalesques. Au milieu de celles-ci et des passages évangéliques, Bach introduisit douze chorals harmonisés auxquels il faut ajouter les cantiques enchâssés dans les n°1 et 25 ainsi que le grand choral qui termine la première partie (n° 35). La présence d’un double chœur est l’un des principaux éléments distinctifs de cette passion. C’est ce qui renforce la force dramatique de l’œuvre, où les scènes d’action font se succéder les grands personnages de la Passion, mais aussi la foule, véritable témoin et acteur du drame. Le résultat obtenu par Bach n’est pas comparable aux autres passions allemandes de son époque, beaucoup plus mesurées, sages et « attendues ». On est ici bien plus proche d’un grand oratorio biblique comme Haendel en composa à la même époque en Angleterre, avec une alternance d’airs et de chœurs, décrivant et commentant à la fois les évènements de la passion et les sentiments religieux qu’elle inspire : indignation, piété, douleur. On est au sommet de la rhétorique baroque, l’urgence du drame étant plus perceptible que jamais. Pour servir cette œuvre phare, le chef Peter Neumann (venu interpréter un splendide « Alexander Feast » de Haendel à la Chapelle Royale en 2009) repart aux sources et s’entoure de solistes rompus aux œuvres liturgiques de Bach, tous de langue maternelle allemande : plus que tout autre répertoire, la Passion selon Saint Matthieu place au centre de la musique le Texte, à la foi sacré et porteur du drame. Son chœur et son orchestre « à l’ancienne » venus de Cologne servent la musique de Bach avec ferveur, et feront des ces deux concerts de la Semaine Sainte des moments de pureté et de grande force.
Tarifs Cat.3 : 45 € Cat.2 : 65 € Cat.1 : 85 € Prestige : 120 € (* Une sélection des meilleures places ainsi qu'une coupe de champagne et le programme offerts) Tarif réduit : Pour les - de 26 ans • Pour les adhérents du cercle de l'Opéra Royal (sur présentation d’un justificatif)
• Profitez du tarif réduit en adhérent au cercle de l’Opéra Royal (+ d'infos) • Ce concert fait partie de l'abonnement Chapelle Royale (+ d'infos)
Vous pouvez réserver par téléphone auprès de Château de Versailles Spectacles au 01 30 83 78 89 (du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 18h) ou par Internet, en cliquant sur le lien ci-dessous.
Les enfants de moins de 3 ans ne sont pas admis à l'Opéra Pour les personnes à mobilité réduite, merci de vous rapprocher de la billetterie, conditions d’accès à la salle restreintes. T : 01.30.83.78.89
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